Ville fondée en 1531 sur la route de Mexico à Veracruz, célèbre pour ses talaveras et pour la bataille du 5 mai 1862 contre les Français.
Façade baroque d’église
Construite entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, cette église est un chef-d'œuvre du baroque mexicain, particulièrement célèbre pour sa façade entièrement recouverte de carreaux de céramique polychrome, les fameux azulejos de Talavera, avec des motifs géométriques, des étoiles, des niches contenant des statues de saints et un grand portail en bois, combinés à de la brique rouge. Cette ornementation exubérante lui donne l'aspect d'un joyau ou d'une pièce d'art.
Puebla est célèbre pour son architecture coloniale et pour l’usage intensif de la céramique de Talavera (héritée de techniques espagnoles et adaptée au Mexique). Plusieurs églises de la région, présentent ce type de façade entièrement carrelée, très colorée et baroque.
Nous avons découvert à Puebla le fameux mole poblano… Un repas mémorable !
Le mole poblano
Le "mole poblano" (ou poulet/dinde en mole poblano au chocolat et au poivre) est la spécialité de la ville de Puebla.
C’est le plat emblématique de l’État de Puebla au Mexique, souvent considéré comme l’un des symboles de la gastronomie nationale mexicaine.
Il s’agit d’une sauce complexe et épaisse (« mole » signifie sauce en nahuatl) à base de chocolat (cacao ou chocolat mexicain amer) et de poivre (poivre noir concassé ou en grains, présent dans de nombreuses recettes traditionnelles), combinés à plusieurs types de piments séchés (ancho, mulato, pasilla, parfois guajillo ou chipotle), tomates, tomatillos, noix, amandes, raisins secs, sésame, cannelle, clous de girofle et autres épices.
La sauce est traditionnellement servie sur des morceaux de poulet ou de dinde (guajolote), et elle est née à Puebla selon la légende (attribuée aux religieuses du couvent de Santa Rosa au XVIIe siècle). Le chocolat apporte une note riche et légèrement sucrée, tandis que le poivre et les piments donnent une chaleur épicée et complexe – d’où l’expression « chocolat au poivre » qui décrit parfaitement cette alliance inattendue.
Ce n’est pas un simple « chocolat poivré » sucré, mais une sauce salée/savoureuse très élaborée (plus de 20 ingrédients dans les versions authentiques). D’autres spécialités de Puebla comme les chiles en nogada existent, mais elles n’utilisent ni chocolat ni poivre de cette façon.
L’histoire du mole poblano est un mélange de faits historiques, de traditions préhispaniques et de légendes colorées qui entourent sa création à Puebla, au Mexique. Ce plat est souvent considéré comme le symbole par excellence de la cuisine mexicaine, un vrai mestizaje (mélange) culinaire entre le monde indigène et l’influence espagnole/coloniale.
Malgré les légendes, les historiens s’accordent : le mole poblano est l’aboutissement d’un processus graduel de fusion culinaire au XVIIe siècle, pas une invention soudaine. Il symbolise parfaitement le métissage mexicain.
Puebla était un carrefour : ingrédients indigènes abondants + influence espagnole + couvents riches en épices importées. Le mole poblano devient vite un plat festif pour mariages, baptêmes, fêtes nationales (comme le Cinco de Mayo, victoire de Puebla en 1862 contre les Français, où il est traditionnellement servi).
Aujourd’hui, c’est un plat national, déclaré patrimoine culturel immatériel au Mexique, et chaque famille de Puebla a sa recette secrète transmise de génération en génération.
Plus d’information sur la page de Blob consacrée à ce plat mexicain.
Le volcan Popocatépetl
La photo présente un stratovolcan aux pentes régulières et symétriques en forme de cône presque parfait, couronné par une calotte glaciaire au sommet. Au Mexique, seuls quelques grands sommets dépassent la limite des neiges éternelles pour abriter de véritables glaciers (principalement le Pico de Orizaba, l'Iztaccíhuatl et le Popocatépetl). La morphologie conique massive et isolée de ce volcan correspond très précisément au Popocatépetl (souvent surnommé « El Popo »).
Le Glacier Norte du Popocatépetl
Sur la face nord du Popocatépetl se trouve le principal glacier permanent du volcan, connu sous le nom de Glaciar Norte.
Le Popocatépetl (5 426 m d'altitude), la deuxième plus haute montagne du Mexique. En 1978, son sommet était encore constamment couvert d'une calotte glaciaire et de neige éternelle. Les « neiges éternelles » et les glaciers du Popocatépetl ont aujourd'hui totalement disparu. La calotte glaciaire étincelante photographiée en 1978 appartient désormais au passé.
Le Popocatépetl est situé dans la partie centrale de la cordillère néovolcanique, à la limite des États de Puebla, de Morelos et de Mexico, à environ 70 km au sud-est de Mexico. On peut l'observer de la même manière depuis :
La vallée de Puebla et de Tlaxcala (à l'est/nord-est du volcan) : la vue sur les contreforts agricoles et les plaines menant au cône enneigé est typique de cette région.
Les environs de Cholula et de la ville de Puebla par temps clair.
Certains quartiers sud et sud-est de l'agglomération de Mexico ou depuis les crêtes de l'Iztaccíhuatl lors de journées dégagées.
Les glaciers sommitaix de l'Iztaccíhuatl
Contrairement au cône presque parfait du Popocatépetl, ce cliché montre la silhouette allongée, découpée et ondulée de l'Iztaccíhuatl (souvent appelée « la Femme endormie » ou La Mujer Dormida). Sa ligne de crête rappelle le profil d'une femme couchée, avec des zones distinctes correspondant à la tête (La Cabeza), la poitrine (El Pecho), les genoux (Las Rodillas) et les pieds (Los Pies).
La calotte glaciaire visible sur la partie centrale/sommitale entoure la zone du « Pecho » (la Poitrine) et du « Cuello » (le Cou). Il s'agit des glaciers sommitaix de l'Iztaccíhuatl (notamment le Glaciar del Pecho, ainsi que les vestiges historiquement connus sous le nom de Glaciar de Ayoloco sur ses flancs).
L'Iztaccíhuatl est le troisième plus haut sommet du Mexique (5 230 m) et est situé juste au nord du Popocatépetl. On peut observer cette silhouette particulière depuis la vallée de Puebla.
En 1978, les neiges éternelles étaient encore bien visibles…
Cette vidéo documente la déclaration d'extinction du glaciar Ayoloco sur le volcan Iztaccíhuatl et illustre l'impact du réchauffement climatique sur les glaciers mexicains.